Un dépôt d’armes enfoui sous un site minier. Les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir découvert, le 4 mars, un arsenal attribué à la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP), présentée comme alliée de l’AFC/M23, à Mabanga, territoire de Djugu, en Ituri.
Selon le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole des opérations militaires dans la province, le dépôt était dissimulé sous le sol d’un carré minier. Il aurait servi de base logistique à la rébellion dirigée par Thomas Lubanga. Le site est également décrit comme l’ancien quartier général du feu Baraka Amos, ex-commandant du groupe.
Sous la terre, la guerre
La cache souterraine révèle une stratégie d’enfouissement logistique au cœur d’une zone d’exploitation aurifère. La mine devient camouflage, le minerai écran. Carl von Clausewitz écrivait : « Le centre de gravité de l’ennemi est la source de sa force. » Ici, l’approvisionnement clandestin en armes en constituait le nerf.
Djugu, ligne rouge
Le territoire de Djugu demeure l’un des foyers persistants d’instabilité en Ituri. La découverte vise à neutraliser une capacité opérationnelle susceptible d’alimenter de nouvelles attaques contre les positions militaires et les populations civiles.
Logistique décapitée
Pour l’armée, cette saisie fragilise l’infrastructure matérielle du groupe armé. Une rébellion sans armes est une rébellion ralentie. Mais l’histoire sécuritaire de l’Est congolais montre que les réseaux se recomposent vite. Sun Tzu prévenait : « La victoire appartient à celui qui sait préparer le terrain avant la bataille. » En Ituri, le terrain est minéral, mouvant et sous la surface, la guerre laisse encore ses traces.
CPC / VF7, via voltefaceinfos7com