Iran : le régime mobilise ses soutiens pour éteindre la contestation

Alors que le pays traverse la plus grande vague de protestation depuis 1979, la République islamique d’Iran a choisi la démonstration de force. Lundi 12 janvier, des rassemblements massifs de partisans du pouvoir ont eu lieu à Téhéran, Hamadan, Ilam et Kerman, marquant une tentative visible d’intimidation des manifestants.

Une mobilisation orchestrée

Le pouvoir a qualifié les contestataires de « vandales », de « fauteurs de trouble » et de « terroristes armés ». Selon Hadi Ghaemi, spécialiste des mouvements sociaux en Iran : « Les régimes autoritaires utilisent la mobilisation orchestrée comme levier de légitimation et comme signal de contrôle sur la population. »

Le symbole de Téhéran

À Téhéran, la télévision d’État a montré l’avenue Enghelab noire de monde, avec des leaders du régime sur place. L’image projetée vise à créer un effet de masse et de puissance symbolique, où la rue devient théâtre de propagande et d’intimidation.

Les risques de radicalisation

Malgré cette démonstration, les observateurs avertissent que la répression et la mobilisation forcée peuvent durcir la contestation. Nikki R. Keddie note : « L’usage de la force et la manipulation des foules peuvent renforcer la polarisation et la détermination des mouvements sociaux. »

En Iran, le régime tente de transformer la rue en instrument de légitimité, mais chaque marche progouvernementale pourrait aussi nourrir la défiance et la radicalisation de la contestation.

Le Monde / VF7, via voltfaceinfos7.com

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