Téhéran tend la main et l’arsenal. Entre pétrole, gaz, mines et avions commerciaux, l’Iran propose un festin économique aux États-Unis pour sceller un nouvel accord nucléaire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’envole pour Genève sous médiation d’Oman, espérant transformer la menace en dialogue. Les gestes sont clairs : cette fois, Washington pourrait goûter aux bénéfices immédiats.
Un buffet de contrats
L’Iran ouvre ses coffres. Pétrole, gaz, mines, champs conjoints et même avions commerciaux sont proposés aux compagnies américaines. Selon Hamid Ghanbari, « pour assurer la pérennité d’un accord, il est essentiel que les États-Unis bénéficient également dans des domaines à rendement économique élevé et rapide ». Le message est net : la diplomatie nucléaire doit rimer avec prospérité tangible.
Le nucléaire sur la balance
Pour avancer, Téhéran est prêt à baisser le niveau d’enrichissement de son uranium et à diluer ses stocks à 60 %. Une ouverture stratégique, mais calculée : « S’ils sont sincères, je suis sûr que nous serons sur la voie d’un accord », souligne Majid Takht-Ravanchi. Le nucléaire se négocie, le missile reste un tabou.
Les lignes rouges
Malgré les concessions, l’Iran refuse toute discussion sur son programme balistique, y compris la portée de ses missiles. Israël et Washington ont formulé cette exigence, mais Téhéran maintient sa frontière diplomatique intacte. Le compromis nucléaire se fait sur un terrain calculé, mais stratégique.
Diplomatie sous haute tension
Selon Marco Rubio, Donald Trump privilégie la diplomatie : « Personne n’a jamais réussi à conclure un accord avec l’Iran, mais nous allons essayer ». Le bal des négociations est lancé, un mélange de contrats, de concessions et de tabous.
L’Iran propose, l’Amérique jauge. Comme l’écrivait Henry Kissinger, « la diplomatie est l’art de dire ‘gentiment’ ce qui doit être fait ». Ici, chaque mot pèse plus que l’uranium.
RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com