Les États-Unis rejettent « totalement » toute gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle, a affirmé Michael Kratsios, chef de la délégation américaine au sommet de New Delhi. « Son développement ne peut pas conduire à un avenir meilleur si elle est soumise à la bureaucratie et à un contrôle centralisé », a-t-il insisté, dénonçant les « obsessions idéologiques sur les risques » et appelant à remplacer la peur par l’espoir.
La liberté contre le carcan
Pour les États-Unis, l’IA est un terrain d’innovation libre, un espace où l’initiative individuelle prime sur la centralisation. JD Vance, vice-président américain lors du sommet de Paris, avertissait déjà contre « une réglementation excessive susceptible de tuer une industrie en plein essor ». Cette position reflète les idées de Joseph Schumpeter sur la destruction créatrice : la bureaucratie et le contrôle global risquent de freiner le dynamisme entrepreneurial, moteur de prospérité et d’innovation.
L’illusion d’un contrôle global
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, avait proposé une commission scientifique pour encadrer l’IA, à l’image du GIEC pour le climat. Mais Kratsios critique cette approche : « Trop de forums internationaux entretiennent une atmosphère générale de peur », rappelant que centraliser le pouvoir sur l’IA peut transformer un outil de progrès en instrument de contrôle. Hannah Arendt écrivait que « la bureaucratie est le pouvoir qui se transforme en tyrannie », un avertissement que les États-Unis semblent invoquer pour justifier leur refus.
Risques, peur et concurrence
Kratsios souligne que focaliser la politique sur des risques hypothétiques renforce les acteurs établis et freine la participation globale : « Les pays en développement sont isolés d’une pleine participation à l’économie de l’IA ». Milton Friedman défendait que la concurrence est le moteur de l’innovation et de la liberté économique. Dans cette logique, centraliser le contrôle mondial de l’IA serait non seulement inefficace mais contraire au progrès collectif.
Espoir et prospérité
L’IA, selon les États-Unis, doit « favoriser l’épanouissement humain et générer une prospérité sans précédent ». Le refus d’une gouvernance mondiale n’est pas un rejet du dialogue international, mais un choix stratégique pour préserver l’innovation et la liberté. Comme le soulignait René Girard, « la peur est la première ennemie de la création » : dans ce combat entre régulation et inventivité, Washington choisit l’audace plutôt que la peur.
L’IA devient ainsi un symbole de souveraineté technologique et de foi en la créativité humaine, un défi aux structures centralisées. La question demeure : gouverner ou libérer l’intelligence artificielle ? Et comme le rappelait Carl Sagan : « La science n’est pas seulement compatible avec la spiritualité ; elle est une profonde source de spiritualité. » L’avenir de l’IA se jouera dans cette tension.
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