Guinée-Bissau : Silence imposé, voix brisée

La Guinée-Bissau bascule dans une inquiétante spirale. L’Organisation des Nations unies se dit « choquée » par le meurtre de Vigario Luis Balanta, figure de la société civile et critique du pouvoir militaire. Sa mort, brutale, survient dans un climat de répression croissante depuis le coup d’État de novembre 2025.

Une voix réduite au silence

Coordinateur du mouvement Po di Terra, Vigario Luis Balanta incarnait une parole libre dans un espace public de plus en plus contraint. Son assassinat résonne comme un avertissement. Comme le rappelait Hannah Arendt : « Là où la parole est supprimée, la violence commence. »

L’étau se resserre

Selon le porte-parole Seif Magango, ce drame s’inscrit dans une « réduction progressive de l’espace civique ». Depuis le putsch, les libertés s’effritent, les critiques s’exposent. L’ordre se durcit, la peur s’installe.

Démocratie en apnée

La Guinée-Bissau devient le théâtre d’un recul démocratique marqué. Alexis de Tocqueville écrivait :
« Les institutions libres peuvent être détruites sans que leurs formes disparaissent. »
Ici, la façade subsiste, mais l’essence vacille.

La peur comme langage

Dans ce climat, la violence devient message. « La tyrannie se nourrit du silence », avertissait Montesquieu. Chaque voix critique qui s’éteint élargit l’ombre du pouvoir. Au-delà d’un meurtre, c’est un signal glaçant adressé à toute une société. Jusqu’où peut reculer la liberté avant de disparaître ?

« L’injustice quelque part est une menace pour la justice partout », rappelait Martin Luther King Jr.. En Guinée-Bissau, le silence gagne du terrain et avec lui, le risque d’un oubli collectif.

RFI / VF7, voltefaceinfos7.com

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