La région du Grand-Kivu s’engage dans une nouvelle tentative de pacification. Le Conclave du Grand-Kivu pour la paix réunira acteurs socio-politiques et leaders communautaires du 9 au 11 mars 2026 afin de bâtir des stratégies de stabilité durable dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Quand les enfants du Kivu parlent de paix
Des ressortissants des provinces du Maniema, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu portent l’initiative du conclave. Le thème retenu « Unité, paix et développement durable pour le Grand-Kivu » traduit la volonté de transformer les dynamiques locales de conflit en perspectives socio-économiques structurantes. L’Abbé Jean‑Bosco Bahala insiste sur l’appropriation des Accords de Washington sur la paix en RDC comme instrument de stabilisation régionale.
Stratégie de paix, économie de survie
Durant trois jours, les travaux porteront sur la sécurité, la gouvernance, le développement économique et l’autonomisation des jeunes et des femmes. Le président provisoire du conclave, Léon Watangabo, appelle les groupes armés à déposer les armes et à privilégier la réconciliation communautaire. Son message s’inscrit dans une logique de décrispation sécuritaire dans une région marquée par les activités de plusieurs groupes armés, notamment l’M23 (armed group).
La diplomatie transformée en action
Les organisateurs ambitionnent de traduire les engagements internationaux en projets concrets au bénéfice des populations locales, en stimulant l’entrepreneuriat et l’intégration économique régionale.
Le Kivu, entre armes et espérance
Dans l’histoire tourmentée des Grands Lacs, la paix naît souvent de la parole partagée. Comme l’écrivait Nelson Mandela : « La paix n’est pas l’absence de conflit, mais la capacité de le résoudre par des moyens pacifiques. » Peut-être que le Conclave du Grand-Kivu deviendra ce moment fragile où la montagne écoute enfin le souffle des hommes.
Okapi / VF7, via voltefceinfos7.com