La nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026 a été marquée par une explosion de violence dans l’ouest de Goma,
au Nord-Kivu. Les quartiers de Mugunga et Lac Vert ont été le théâtre de tirs nourris et de détonations d’armes lourdes, réveillant les habitants et instaurant une atmosphère de peur intense.
Une nuit sous les balles
Selon plusieurs témoins, les premières détonations ont été entendues autour de 23 heures. « Cela ressemblait à un véritable front de guerre », confient les riverains, qui ont passé la nuit terrée dans leurs maisons, écoutant les échanges de tirs jusqu’au lever du jour.
Pillages et incendies au petit matin
Au matin, les traces de la violence étaient visibles : douilles jonchant le sol au Rond-point CCLK, commerces pillés sur la route menant au secteur de Kanzana, et une boutique de matelas ravagée par un incendie. Les assaillants ont emporté vivres, sacs de farine, riz, huile et boissons, tandis que le feu consumait une partie des stocks de la nuit.
Des vies perdues dans le chaos
Le bilan humain reste incertain, mais deux corps ont été découverts, dont un homme en tenue militaire, évacué par les services funéraires. La psychose reste palpable parmi les habitants, toujours sous le choc des événements nocturnes.
Une reprise timide mais fragile
Malgré la peur, certaines activités ont repris progressivement. Les écoles ont rouvert leurs portes et quelques commerces ont commencé à accueillir des clients. Mais la tension demeure, rappelant que Goma vit toujours sous l’ombre des violences récurrentes. Comme le disait le journaliste Albert Londres : « Il n’y a pas de pire silence que celui qui suit la fureur des hommes. »
Dans cette partie de la ville, la nuit a laissé derrière elle des traces de terreur, de pillages et de destruction. Les habitants, oscillant entre peur et résilience, rappellent que la paix reste un luxe fragile dans l’est de la République Démocratique du Congo.
Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com