France : Naps condamné, justice frappée de vérité

Après cinq années de procédure, la cour criminelle de Paris a condamné le rappeur Naps à sept ans de prison pour viol sur une jeune femme dans son sommeil. Une décision qui consacre la parole de la victime et choque le monde musical. L’artiste marseillais annonce faire appel, mais pour Emma, enfin entendue, c’est un soulagement intense.

Une nuit brisée

Octobre 2021, Paris. Emma, 20 ans, sort avec des amies en boîte grâce à une invitation privilégiée. Naps, accompagné de son cousin, d’un garde du corps et d’un ami, les convie à sa table. Vers 4h30, le rappeur propose de poursuivre la soirée dans un hôtel proche de la gare de Lyon. La fête s’étire, drogues et alcool s’ajoutent à l’ambiance : les récits se précipitent vers un drame invisible.

Le viol par surprise

Au moment où Emma s’endort, la scène bascule. Elle est réveillée par la douleur : sous-vêtements baissés, pénétration non consentie. Ses récits constants, corroborés par les témoignages et les traces d’ADN, permettent à la cour de qualifier l’acte de « viol par surprise ». L’avocate générale, Me Sarah Cadeillan, souligne : « On essaie de vous faire croire qu’il s’agit de parole contre parole… mais la constance des déclarations de la victime prouve le viol ».

Justice et soulagement

À l’annonce du verdict, la jeune femme fond en larmes. Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, avocat de la plaignante, résume : « Elle a été entendue, crue, reconnue pleinement dans sa qualité de victime… un vrai soulagement ». Pour Naps, l’instant est brutal : abattu, il prend sa femme dans ses bras avant d’être conduit au box des accusés en attente d’incarcération.

Appel annoncé

Les avocats de l’artiste contestent la décision, arguant de l’absence d’intention et du caractère « contestable » du consentement. Me Nabil Boudi déclare : « Évidemment, on va faire appel ». Mais pour la victime, la reconnaissance de son traumatisme par la justice marque une victoire sur le silence et l’impunité.

Cette condamnation rappelle que la parole des victimes ne peut plus être ignorée. Comme le disait Simone de Beauvoir : « Le courage est d’aller jusqu’au bout de ce que l’on croit juste ». Pour Emma, la vérité a été reconnue, et la justice a enfin frappé.

RFI / voltefaceinfos7.com

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