FECOFA : Le football congolais au bord du verdict    

La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) relance la machine électorale. Un nouveau chronogramme est désormais gravé dans le marbre : mars pour les ligues nationales, avril pour le Comité exécutif. Derrière ces dates, plus qu’un agenda un destin institutionnel longtemps suspendu.

Après l’échec du premier processus et la mise sous normalisation décidée par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), sous l’œil vigilant de la Confédération Africaine de Football (CAF), le football congolais joue sa crédibilité. La transition n’est plus technique : elle est existentielle.

Le temps des cendres

Le report des élections en 2023 avait révélé les fractures. Contestations, suspicions, défiance. Comme l’écrivait Samuel Huntington, « l’instabilité naît quand les institutions ne suivent plus le rythme des ambitions ». La crise de la FECOFA n’était pas un simple incident électoral : elle était le symptôme d’un ordre vacillant.

La tutelle comme filet

La normalisation, prolongée au-delà des sept mois initiaux, oscille entre assistance et dépendance. Le droit sportif international rappelle que la supervision vise la conformité statutaire et la transparence. Pourtant, en filigrane, une question brûle : autonomie ou béquille ? Le pouvoir, dirait Michel Foucault, « circule ». Il ne disparaît jamais ; il se déplace.

Le calendrier des illusions

Fixer des dates, c’est imposer un récit. Le 9, 10, 11 mars pour les ligues ; avril pour le sommet. La base avant la cime. Une architecture de légitimité. Max Weber rappelait que l’autorité ne tient que par la croyance en sa validité. Le scrutin à venir ne consacrera pas seulement des dirigeants : il testera la foi collective.

Le verdict des vestiaires

Au-delà des urnes, c’est l’image du football congolais qui vacille ou se redresse. « Le football est un fait social total », écrivait Jean-Marie Brohm. Ici, il devient miroir politique. La FECOFA ne joue plus un match administratif. Elle affronte son propre reflet. Si les élections sont acceptées, la normalisation deviendra renaissance. Sinon, elle ne sera qu’un sursis.

Car, pour reprendre Weber, « toute domination cherche sa légitimité ». Et comme l’enseignait Pierre de Coubertin, « l’essentiel n’est pas de vaincre, mais de lutter avec honneur ». Le football congolais est à l’heure du courage institutionnel.

DBE / VF7, via voltefaceinfos7.com

 

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