À l’approche des élections de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Ngoy Kasanji, député national et ancien président de la coordination de Sa Majesté Sanga Balende, s’oppose fermement à une
candidature qu’il qualifie d’imposée de Véron Mosengo-Omba, actuel secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF). Sa déclaration, rendue publique le 16 mars, met en lumière un climat de tension et d’ingérence alléguée autour de l’instance faîtière du football congolais.
Alors que les élections initialement prévues entre mars et avril 2026 ont été repoussées au mois de mai, Kasanji dénonce des manœuvres de la FIFA visant, selon lui, à restreindre la souveraineté de la fédération et à imposer un candidat choisi de l’extérieur.
« L’ombre de la FIFA plane »
Pour Ngoy Kasanji, le comité de normalisation instauré par la FIFA a fragilisé l’autonomie de la FECOFA. Comme le rappelait Pierre de Coubertin, « Le sport doit rester un espace de liberté et de fair-play ». Ici, la liberté électorale serait menacée par des ingérences extérieures.
« Ambitions croisées, fédération en tension »
Entre Véron Mosengo-Omba et Kasanji, le duel n’est pas seulement politique, il est symbolique : celui de la souveraineté face à l’influence internationale. La FECOFA devient le théâtre d’un bras de fer où la légitimité des élus et la transparence du scrutin sont scrutées par l’ensemble du football congolais.
« Le comité de normalisation : caution ou contrainte ? »
Depuis trois ans, ce comité est chargé de conduire les réformes statutaires et d’organiser les élections. Mais pour Kasanji, il représente un verrou imposé, une structure qui limite l’expression démocratique de la fédération. La tension monte et le débat sur la gouvernance du football congolais s’intensifie.
« Élections reportées, patience testée »
Le report des scrutins au mois de mai, invoqué pour des raisons financières, alimente les frustrations. Dans ce contexte, la mobilisation des ligues nationales et la vigilance des acteurs deviennent cruciales pour garantir la transparence et l’équité du processus.
La FECOFA se trouve à la croisée des ambitions, entre autonomie nationale et influence extérieure. La transparence du scrutin déterminera la crédibilité de la fédération et la confiance des acteurs du football congolais.
« Dans le sport comme dans la vie, l’honneur précède la victoire », rappelait Pierre de Coubertin.
Et dans cette lutte pour la légitimité, résonne l’avertissement de Sun Tzu : « La victoire appartient à celui qui maîtrise l’art du terrain avant de se battre. »
Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com