La République Démocratique du Congo accélère la structuration de son écosystème scientifique. La fusion entre enseignement supérieur, recherche et innovation technologique traduit la volonté de transformer la production intellectuelle en richesse nationale. À Kinshasa, la réforme portée par le ministère de l’Enseignement supérieur ouvre la voie à une université connectée à l’industrie, à l’économie numérique et aux exigences du marché mondial.
Le fait essentiel d’abord
La réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche en République démocratique du Congo marque l’entrée officielle du pays dans l’ère de la professionnalisation de la valorisation scientifique. À Kinshasa, la prof. Marie-Thérèse Sombo a réaffirmé que la fusion entre enseignement supérieur, recherche scientifique et innovation technologique vise à transformer la science congolaise en levier de développement économique.
La ministre a déclaré que la politique actuelle repose sur une vision systémique de la connaissance : « La science ne doit plus rester confinée dans les bibliothèques. La recherche ne doit plus s’arrêter aux soutenances des thèses. L’innovation doit devenir une richesse nationale ».
Les réactions académiques et scientifiques
Les experts des universités congolaises saluent cette orientation stratégique. À l’Université de Kinshasa, un spécialiste de la valorisation technologique estime que la réforme permettra de « transformer le capital intellectuel national en innovations industrialisables ».
À l’Université de Lubumbashi, un chercheur en sciences appliquées souligne que l’intégration des mécanismes de marché dans la recherche académique favorisera l’émergence d’une université entrepreneuriale capable de produire des solutions technologiques adaptées au contexte local.Un académicien de l’Université de Goma insiste sur l’importance de l’ingénierie des prototypes et du transfert technologique vers l’industrie.
La vision numérique et stratégique du système scientifique
Le Hans Boyeye Bolanga soutient que la professionnalisation de la valorisation scientifique doit s’appuyer sur la gouvernance numérique du savoir. Il rappelle la pensée de Nikola Tesla selon laquelle l’innovation dépend de l’imagination appliquée à la technologie.
Selon lui, la recherche congolaise doit intégrer les systèmes intelligents de gestion des données scientifiques et l’industrialisation des prototypes pour renforcer la compétitivité nationale.
Le cadre opérationnel de la réforme
La formation lancée mobilise 72 experts issus des universités, de l’industrie et des institutions économiques telles que la Fédération des Entreprises du Congo et l’Institut national de préparation professionnelle. L’ouverture au secteur militaire vise à intégrer les innovations à dimension stratégique.
L’horizon : une économie fondée sur le savoir
La réforme ambitionne de faire de la science un moteur de transformation structurelle. Comme l’enseignait Albert Einstein : « La créativité est l’intelligence qui s’amuse ». Dans cette perspective, la recherche congolaise est appelée à devenir un vecteur de puissance intellectuelle et économique durable.
Didier BOFATSHI / VF7, via voltefceinfos7.com