Quand la RDC doit choisir entre urgence nationale et débats politiques
Alors que le débat sur la réforme constitutionnelle agite la scène politique congolaise, Eugène Diomi Ndongala,
président de la Démocratie chrétienne (DC), appelle à recentrer les priorités sur la sécurité, la souveraineté et le bien-être des populations avant toute révision institutionnelle.
Face aux turbulences politiques et à l’occupation partielle du territoire national, Diomi Ndongala plaide pour un pragmatisme concret : « l’urgence n’est pas aux réformes constitutionnelles… mais plutôt à la sauvegarde de la souveraineté territoriale ». Selon lui, concentrer les ressources du pays sur la sécurité et le rétablissement de la paix durable est prioritaire avant d’aborder les débats institutionnels.
Sécurité d’abord, Constitution après
Dans une interview accordée ce mercredi à MCP, le président de la DC résume sa vision par une formule simple : « sécurité d’abord, ajustements constitutionnels ensuite ». Pour Diomi Ndongala, les réformes sont non seulement difficiles à appliquer dans le contexte actuel, mais elles risquent aussi de détourner l’attention des enjeux vitaux pour la population.
La souveraineté menacée
L’élu Ne Kongo insiste sur la restauration complète de l’autorité de l’État, notamment dans des villes comme Goma, Bukavu et Bunagana, ainsi que sur le retrait des forces étrangères et la levée des états de siège. Ces conditions sont, selon lui, indispensables pour que le pays retrouve sa capacité à débattre sereinement de questions institutionnelles.
Pragmatisme face aux oppositions
Diomi Ndongala critique l’opposition qualifiée de « caviar » ou évoluant en exil, parfois accusée de complicité avec des groupes rebelles soutenus par le Rwanda. Il s’interroge : « Quelle opposition pourrait faire face à la vision d’un régime et d’un chef de l’État qui aurait remporté la guerre et réunifié la RDC ? »
Une feuille de route nationale
Pour le président de la DC, le pragmatisme doit guider l’action politique afin de déterminer le moment opportun et la substance des grandes décisions à venir. La priorité immédiate reste le bien-être socio-économique et la sécurité des Congolais, seules bases solides pour tout débat constitutionnel futur.
Diomi Ndongala rappelle que la rationalité stratégique exige de trier l’urgent de l’accessoire. Comme le soulignait Napoléon Bonaparte : « La victoire appartient à celui qui sait attendre le bon moment ». Pour la RDC, ce moment ne pourra venir qu’après la paix et la restauration de la souveraineté nationale.
MCP / VF7, via voltefaceinfos7.com