À l’approche de l’élection présidentielle du 15 mars en République du Congo, le président Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et candidat à sa propre succession, affirme qu’il ne restera pas éternellement au pouvoir. Dans un contexte politique dominé par une opposition fragmentée, le chef de l’État défend sa vision de la stabilité comme condition du développement national.
Le temps politique, maître silencieux du pouvoir
Au cœur du débat, le président congolais rappelle que son engagement n’est pas conçu comme une permanence absolue. Dirigeant le pays depuis plus de quarante ans avec des interruptions, Denis Sassou Nguesso affirme que la gouvernance doit s’inscrire dans une continuité historique. Il refuse toutefois d’évoquer un successeur, laissant ouverte la question de la transition future.
Stabilité et démocratie : un dilemme africain
Interrogé sur l’application des principes démocratiques, le dirigeant congolais estime que les modèles politiques doivent tenir compte du niveau d’alphabétisation, qu’il évalue à environ 50 % dans le pays. Selon lui, plusieurs États africains ayant connu des progrès économiques auraient bénéficié d’une stabilité politique prolongée.
Pétrole, infrastructures et promesse de développement
La République du Congo dispose d’importantes ressources pétrolières. Le gouvernement met en avant la construction d’infrastructures routes, ports, universités et projets agricoles — comme moteurs de transformation sociale, tout en rejetant les accusations de mauvaise gestion des richesses nationales.
L’avenir des jeunes comme horizon politique
« Tout le travail accompli vise à préparer l’avenir des jeunes », affirme Denis Sassou Nguesso, promettant un passage générationnel sans préciser le calendrier. « Le pouvoir n’est pas un destin, mais un moment de l’histoire », rappelait Nelson Mandela. Et dans le silence des urnes, le temps politique poursuit sa marche lente.
Euronews / VF7, via voltefaceinfos7.com