Dans l’ombre des forêts blessées : Beni réclame la main britannique

Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, des organisations féminines de Beni appellent le Royaume-Uni à renforcer son engagement dans la réforme sécuritaire et la protection des victimes des violences liées aux attaques de l’Allied Democratic Forces, groupe armé responsable de nombreuses tragédies locales.

La voix des femmes contre la nuit armée

Les associations féminines, dont le Collectif des femmes pour les vulnérables (CAFEVU), ont exprimé leur attente d’un accompagnement international plus soutenu. Selon Noëlla Muliwavyo, la région vit depuis plusieurs décennies sous la menace des groupes armés. Elles demandent un appui britannique à la réforme du secteur sécuritaire congolais afin d’arracher la population à la spirale de la peur.

Londres, l’espoir d’une paix tissée à distance

En mission dans la région de Beni, la baronne Jennifer Chapman, Baronne de Darlington a échangé avec les acteurs locaux sur la crise humanitaire et l’impact de l’aide internationale. Les femmes de Beni espèrent que la diplomatie britannique renforcera les programmes d’assistance aux survivantes de violences sexuelles et aux victimes des massacres.

Reconstruire la vie après la guerre

Les ONG féminines souhaitent également le développement de projets agricoles pour soutenir la réinsertion sociale des rescapés des violences. L’agriculture apparaît ici comme un outil de paix durable, transformant la terre meurtrie en espace de renaissance économique et sociale.

La crise de l’Est congolais rappelle la fragilité des sociétés exposées aux violences asymétriques. Comme le disait Desmond Tutu : « La paix n’est pas simplement l’absence de guerre, mais la présence de justice ». À Beni, la paix attend encore la rencontre entre mémoire blessée et responsabilité internationale.

Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com

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