Le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, frappe fort. Étienne Tshimanga Mutombo, Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), est suspendu à titre conservatoire. Motif officiel : « sauver de la dérive cet établissement public à caractère scientifique et technique ». Mais derrière ces mots se dessine un tableau de fraude, de chaos administratif et d’autorité contestée.
Le système fantôme
Le DG est accusé d’avoir installé un système informatique parallèle pour contrôler les importations et exportations. Ce dispositif, selon le ministre, aurait facilité l’usage de fausses Attestations de Vérification (AV), entraînant un manque à gagner évalué en milliers de dollars. Comme le disait Peter Drucker, « Ce qui ne se mesure pas, ne se gère pas » — mais ici, la mesure a été détournée.
Gestion chaotique et insubordination
La suspension pointe également une gestion jugée désordonnée des ressources humaines et financières, ainsi que des actes d’insubordination. Le cabinet de Julien Paluku précise que cette décision ouvre la voie à des mesures disciplinaires pour tous les cadres complices, une mise au clair nécessaire pour restaurer la crédibilité de l’Office.
Commission de redressement
Une commission spéciale est instituée pour remettre l’OCC sur pied. Sa composition et ses missions seront précisées par un arrêté ultérieur. L’intérim est confié à Christelle Muabilu, première étape d’une restructuration urgente.
La sanction comme message
Cette suspension, après des procédures disciplinaires entamées depuis fin janvier, envoie un signal clair : aucune gestion parallèle ou manœuvre frauduleuse ne sera tolérée. Comme le rappelait Drucker, « La confiance se gagne par des actes cohérents, pas par des titres ». L’OCC entre désormais dans une phase de contrôle et de transparence, sous le regard attentif du ministre.
Actualite.cd /VF7, via voltefaceinfos7.com