Burkina Faso : la peine de mort fait son retour pour trahison et terrorisme

Le Burkina Faso a adopté un projet de loi réintroduisant la peine capitale pour des crimes graves tels que la trahison, le terrorisme et l’espionnage. Une mesure qui rompt avec des années de moratoire et soulève des débats sur sécurité et droits humains, dans un contexte similaire à la levée du moratoire en RDC.
Une décision motivée par la sécurité nationale
Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, « l’adoption de ce projet de loi s’inscrit dans le cadre des réformes visant à mettre en place une justice qui réponde aux aspirations profondes de notre peuple » (Facebook, 5 décembre 2025).
Le gouvernement burkinabé justifie cette décision par la montée des attaques terroristes et des menaces internes, considérant la peine de mort comme un outil de dissuasion face à des crimes exceptionnels. Le moratoire en vigueur depuis plusieurs années avait privilégié la réhabilitation et la protection des droits humains.
Cependant, selon Amnesty International, le rétablissement de la peine capitale risque de susciter des critiques internationales et soulève des interrogations sur son efficacité réelle pour prévenir le terrorisme (Amnesty International, 2025).
Comparaison avec la situation en RDC
En République démocratique du Congo, la levée récente du moratoire sur la peine de mort répond à des préoccupations similaires de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Toutefois, son application reste incertaine face à des débats parlementaires persistants (ONU, 2025).
La mise en œuvre de la loi au Burkina Faso dépendra de la capacité des tribunaux à garantir des jugements équitables et rapides, avec des garanties procédurales solides. Les autorités affirment que l’objectif est de restaurer la confiance des citoyens et de renforcer la sécurité nationale.Le retour de la peine de mort au Burkina Faso marque une rupture avec un moratoire de plusieurs années, reflétant l’équilibre délicat entre sécurité et droits humains. Tandis que certains y voient un outil de dissuasion face au terrorisme, d’autres dénoncent les risques pour les droits fondamentaux, à l’instar des débats observés récemment en RDC.

voltefaceinfos7.com

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