
Dans les savanes et les fleuves du Nord béninois, le silence a grondé. Quarante-cinq terroristes neutralisés, sept suspects arrêtés, des armes et des motos confisquées. Les Forces armées béninoises frappent, la peur vacille, mais le souffle de la menace persiste, insaisissable comme le vent du Sahel.
Mirador : le filet qui serre et déchire
L’opération Mirador, bras armé de l’État contre le terrorisme, tisse sa toile entre frontières poreuses et villages isolés. Mitrailleuses PKM, fusils AK, pirogues, motos, radios et trousses médicales tout ce qui sert aux combattants pour frapper a été saisi. Chaque neutralisation, chaque interpellation est un point d’ancrage dans l’océan mouvant de l’insécurité.
Tactique et terrain : entre ombres et lumière
Quarante-cinq hommes tombés en trois mois : un chiffre qui claque comme un tambour de guerre. Les FAB démontrent leur réactivité, leur coordination et leur intelligence tactique, mais la menace reste fluide, protéiforme, s’échappant des mailles du filet. La frontière nord demeure un théâtre de mouvements invisibles, où le moindre village peut devenir scène d’alerte.
Leçons et perspectives : vigilance et résilience
Chaque arme saisie, chaque réseau démantelé est un souffle gagné contre la peur. Mais la lutte n’est pas terminée. La sécurité béninoise repose sur coordination régionale, renseignement et mobilisation civique. Le Nord du Bénin reste une terre de vigilance, où l’ombre des combattants recule mais ne disparaît jamais totalement.
RFI/VF7, via voltefaceinfos7.com