Une personne a trouvé la mort après le débordement de la rivière Rivière Taliha à Beni, dans la région du Massif du Ruwenzori. L’événement survient dans un contexte de pluies torrentielles rappelant d’autres catastrophes climatiques observées récemment dans le monde, notamment au Brésil, où des précipitations extrêmes ont provoqué des glissements de terrain meurtriers.
Une crue soudaine et destructrice
Les fortes pluies enregistrées le 22 février 2026 ont entraîné la montée rapide des eaux de la rivière Taliha, provoquant une coulée de boue et de pierres qui a envahi plusieurs infrastructures situées autour du quartier général du secteur Nord de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Un agent de l’ICCN a été tué, tandis que les installations techniques et administratives du parc ont subi d’importants dommages matériels. Cette catastrophe rappelle les épisodes d’inondations enregistrés à Juiz de Fora au Brésil, où des pluies supérieures aux normales saisonnières avaient provoqué des glissements de terrain ayant enseveli plusieurs habitations.
Les communautés locales durement touchées
Les populations riveraines n’ont pas été épargnées. Selon la société civile locale représentée par Meleki Mulala :
- Environ 20 maisons ont été touchées, dont l’école primaire de Mutsora ;
- 13 champs agricoles ont été détruits par les eaux et les sédiments ;
- Plusieurs biens domestiques ont été emportés par le courant.
Les autorités locales ont appelé à une intervention urgente du gouvernement congolais pour soutenir les sinistrés.
Un phénomène climatique global
Les spécialistes soulignent que les régions montagneuses comme le Ruwenzori sont particulièrement vulnérables aux crues soudaines. Les épisodes récents au Brésil illustrent également une tendance mondiale à l’intensification des pluies extrêmes dans certaines zones tropicales. Comme l’écrivait Albert Camus, « la nature est parfois indifférente à la souffrance des hommes », une réflexion qui prend tout son sens face à ces catastrophes.
Mobilisation de l’ICCN
Des équipes de l’ICCN sont actuellement déployées pour évaluer les dégâts et sécuriser les infrastructures restantes de la station de Mutsora, située dans la zone de conservation du parc national.
Entre Beni et les collines brésiliennes frappées par des pluies destructrices, un même constat s’impose : l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes constitue un défi majeur pour les sociétés humaines. Face à ces drames, la phrase de Hippocrate résonne encore : « Là où la nature guérit, l’homme doit d’abord protéger. »
Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com