Dans un Noël où la planète semble respirer au rythme des forêts tropicales, le roi Philippe de Belgique a proclamé le bassin du Congo « bien commun mondial ». Un symbole poétique et politique, qui place la survie des forêts et de la biodiversité au cœur des responsabilités humaines.
Forêts : trésors suspendus à l’échelle du globe
Au sommet de Belém, la COP30 avait déjà inscrit les forêts tropicales au registre des biens communs, essentielles pour retenir le souffle de la Terre et lutter contre le dérèglement climatique. Le roi rappelle que ces poumons verts nourrissent la vie, tissent l’air et sculptent l’avenir.
Bien commun : responsabilité et mémoire
« Ce qui est commun à tous, nous appartient à tous », affirme Philippe. Le message se veut autant éthique que diplomatique : la préservation du Bassin du Congo engage la communauté internationale et évoque une réconciliation implicite avec un passé colonial complexe.
Agir : de la parole aux gestes concrets
Dix années d’efforts portent leurs fruits, mais le chemin reste long. Projets locaux, financements internationaux, politiques de protection : la déclaration vise à transformer le symbole en action tangible, et à rappeler que l’équilibre du monde se joue dans ces forêts, entre ombre et lumière
Didier BOFATSHI