“Barthélémy Okito s’en est allé : Le sifflet du sport congolais pleure son bâtisseur”

La République Démocratique du Congo pleure l’un de ses serviteurs les plus discrets et les plus constants. Le décès de Barthélémy Okito marque la fin d’une mémoire vivante du sport national, celui qui croyait que le terrain pouvait sauver l’âme des peuples.

Le silence après le dernier match

Décédé ce samedi des suites d’une crise d’hypertension, Barthélémy Okito laisse derrière lui près de trois décennies de service public. À la tête du Secrétariat général aux Sports pendant 13 ans, il fut l’un des artisans des victoires du Championnat d’Afrique des Nations 2009 et du Championnat d’Afrique des Nations 2016 remportés par les Léopards de la RDC. Comme l’enseignait Pierre de Coubertin, « l’important dans la vie n’est pas le triomphe mais le combat ». Okito aura incarné ce combat administratif et sportif.

Un bâtisseur des terrains et des rêves

Homme de conviction, il plaidait pour une politique sportive structurée : infrastructures modernes, formation dès l’école et renaissance des disciplines de base. « La RDC est un pays des sports », répétait-il, appelant chaque province à investir dans l’avenir des jeunes athlètes. Dans l’esprit de Nelson Mandela, le sport restait pour lui un langage de liberté et de dignité.

Un parcours aux visages multiples

Judoka, footballeur, musicien, universitaire et dirigeant public, il symbolisait la polyvalence d’une génération engagée. Il se souvenait avec mélancolie de ses combats de jeunesse pour protéger les quartiers de Kinshasa, parlant d’un temps où le sport était aussi un rempart social.

L’héritage qui ne meurt pas

Président sportif à Dilolo, dirigeant de ligues à Kisangani et formateur infatigable, il croyait, comme le disait Jesse Owens, que « la vraie victoire est celle qui défie l’injustice ». Avec la disparition de Barthélémy Okito, le sport congolais perd un gardien de mémoire. Mais, comme le rappelle Marshall McLuhan, le véritable message d’un homme survit souvent à sa voix. Et dans les stades silencieux du Congo, son nom continuera de courir avec le vent des générations futures.

Okapi / VF7, via voletfaceinfos

 

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