À Rabat, deux fauves face à face : le Maroc et le Mali se partagent la nuit (1-1)

Sous les projecteurs de Rabat, les Lions de l’Atlas et les Aigles du Mali ont croisé le fer sans vainqueur. Un nul âpre (1-1), sculpté au burin des penalties et validé par la VAR, qui laisse le groupe A grand ouvert et suspend les certitudes dans l’air tiède de la CAN 2025.
Un premier acte à l’avantage des Lions
Porté par un stade Prince Moulay Abdellah incandescent, le Maroc a pris les commandes du récit. Maîtrise territoriale, ballon confisqué, tempo dicté. Mais face à un Mali dense et discipliné, la domination s’est heurtée à un mur. Il a fallu un coup de sifflet, prolongé par l’œil froid de la VAR, pour fissurer la muraille. À la 45ᵉ+5, Brahim Díaz, calme comme un funambule, a transformé le penalty, offrant l’avantage aux siens juste avant la pause.
Le Mali change de visage et mord
Au retour des vestiaires, le match a basculé. Les Aigles ont déployé leurs ailes, haussé le bloc, accéléré les transitions. Le Maroc a reculé, le souffle moins ample. À la 64ᵉ minute, la justice vidéo est revenue frapper : penalty pour le Mali. Lassine Sinayoko n’a pas tremblé. Égalité. Silence bref, puis tension maximale.
Un nul qui dit l’essentiel
La fin de rencontre fut un brasier d’intensité, sans but, mais riche en signaux. Deux équipes solides, deux ambitions intactes, deux limites offensives exposées. Ce nul laisse le Maroc et le Mali dos à dos, toujours en course, condamnés à convaincre lors de la dernière journée. Dans ce groupe A serré comme un poing, rien n’est encore écrit. À Rabat, la CAN continue de murmurer ses promesses.
Didier BOFATSHI

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