À Buhimba, la ligne a tenu : Quand le fracas des armes se brise sur la vigilance

Au cœur des collines instables du Nord-Kivu, l’armée congolaise a repoussé, jeudi 1er janvier, une tentative de reconquête des rebelles de l’AFC/M23 contre l’agglomération de Buhimba, à la frontière des territoires de Walikale et Masisi. Un épisode bref mais lourd de sens, révélateur d’un front toujours sous tension.
Buhimba, la frontière qui brûle
Buhimba n’est pas qu’un point sur la carte. C’est une charnière. Une lisière où Walikale et Masisi se frôlent, où chaque mouvement armé pèse plus qu’ailleurs. Selon des sources coutumières du groupement Waloa Yungu, des éléments de l’AFC/M23, venus de Kasopo (Masisi), ont tenté de déborder les positions avancées des FARDC afin de reprendre cette localité perdue il y a environ deux mois. Une manœuvre rapide, ciblée, comme un coup de sonde lancé dans la nuit.
Le choc des lignes, l’épreuve du feu
La tentative s’est heurtée à une patrouille loyaliste. Les tirs ont éclaté. Armes légères, armes lourdes. Le sol a tremblé jusqu’à Kashebere, localité voisine, plongeant la population dans la peur familière des réveils sous les détonations. Appuyées par les wazalendo, les FARDC ont contenu l’assaut et repoussé les rebelles jusqu’à leur point de départ. La ligne n’a pas cédé.
Un calme fragile, une vigilance exigée
Le bilan humain reste à confirmer. Des sources locales évoquent la capture d’une dizaine de combattants de l’AFC/M23, en attente d’une communication officielle des FARDC à Walikale. Ce vendredi, un calme précaire règne autour de Buhimba, silence trompeur dans une zone où l’accalmie est souvent provisoire. Les autorités coutumières appellent à la vigilance. Ici, la paix n’est jamais acquise : elle se garde, heure après heure.
Didier BOFATSHI

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